Groupe de travail

"Ecritures Hypertextuelles"

Compte-rendu - 18 mai 1998

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Présents

BROUDOUX Evelyne - CLEMENT Jean - CONAN Anne - DALL'ARMELLINA Luc - De MORGON Laurence - DUBARRY Philippe - GHARSALLAH Medhi - LIÉGEOIS Catherine - OGÉ Valerie - THOT Andras

 Secrétaire de séance : Jean Clément

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Sommaire


 

Planning


25 mai au Web-bar de 9h30 à 13h30. Anne Conan y fera l'exposé qu'elle n'a pas eu le temps de présenter aujourd'hui.

1er juin, jour férié

8 juin, Jean absent

15 juin, journée au Cnam,"Pédagogie sur le web, hypertextes et apprentissages"' Amphi A, 292 rue Saint-Martin 9h30-12h; 14h-18h. Jean présente; la journée, puis on se retrouve après quelque part dans une salle du Cnam.

22 juin, Jean absent

29 juin, ...?

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  Actualités et digressions diverses>


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  Luc Dall' Armellina: Compte-rendu du livre d'Umberto Eco, La Production des signes


Luc distribue à chacun une copie de son résumé. Il a entrepris ce travail dans le cadre de sa réflexion sur la trace, afin de se constituer un complément de culture sémiologique.

Introduction

L'idée générale est qu'il n'est pas possible d'établir une typologie des signes, mais qu'on peut s'intéresser à leur mode de production. Cela suppose d'abandonner l'idée d'un classement par rapport au référent (les triades de Pierce). On passe donc d'une relation triangulaire à une relation duale (l'implicant/l'impliqué selon Pierre Lévy).
Medhi explique que donner du sens, de ce point de vue, c'est faire un repli du continuum expérienciel sur lui-même (on n'interprète que par rapport à son propre vécu).
Discussion confuse autour de l'idée de prothèse (exemple du périscope chez Eco). Luc s'interroge sur l'absence de l'écran dans les prothèses évoquées par Eco.
Évelyne cite Bernard Darras (Icône et image) qu'elle a apporté, Catherine a lu le livre d'Eco et l'a trouvé plus difficile que Lector in fabula.
Luc reprend son commentaire sur la notion de "galaxie expressive" et de "nébuleuse de contenu". Exemple du tableau de Piero della Francesca qui peut être décrit par un texte et qui produit son propre code d'interprétation.
Medhi fait une commentaire sur la peinture conceptuelle de Claude Rutaud, qui se ramène à des modes d'emploi.
Jean rappelle la distinction nécessaire entre mode d'emploi et directives d'interprétation. Le mode d'emploi porte sur le fonctionnement d'un dispositif.

Critique de l'icônisme

La lecture d'une icône présuppose-t-elle un acquis culturel? La réponse est oui.
Solange rappelle qu'en Afrique, par exemple, les images produites sont souvent absraites. elles relèvent donc d'un code interprétatif.
La lecture d'un signe necessite un apprentissage culturel. Quand le code est prégnant, le rapport de similarité avec l'objet peut être très éloigné. Exemple du manche à balai qui sert de cheval aux petits garçons.
Medhi évoque une expérience de perception avec des images stéréos inversées. Dans le cas d'une image d'écorce, l'image inversée est ininterprétable, mais si c'est une voiture, elle est reconnue immédiatement et son image mentale prime sur l'image réelle.
Jean évoque le phénomène pseudo-icônique de la souris, qu'il faut distinguer des prothèses évoquées par Eco. La souris peut à elle seule jouer toutes sortes de fonctions, représenter toutes sortes de rapport avec des objets.
Pour Laurence, la souris est une délégation de soi.

Typologie des modes de production sémiotique

C'est cette typologie qui a d'abord intéressé Luc, dans la mesure où il y est question de la trace (le sujet de son mémoire).
Pour Laurence, la trace est à interpréter en fonction d'un référent.
Jean souligne l'intérêt de mettre cette typologie en rapport avec le multimédia.
Un débat s'engage autour de la question des modes d'empois. X (?) cite un livre-mode d'emploi: Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes, de Robert Pirsig, Points Seuil, 1998. Solange évoque Impressions d'Afrique de Raymond Roussel qui ne laisse apercevoir son mode de fabrication qu'après plusieurs dizaine de pages. Faut-il fournir les clés du texte avec le texte? Catherine pense qu'en peinture, le discours est superflu, que le débat image/texte est un faux débat, comme celui qui oppose les arts platiques aux arts appliqués. Pour Evelyne, il n'y a pas d'images muettes.

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  La bande dessinée, média interactif, par Andras Toth


La BD est naturellement interactive

Andras précise qu'il fournira une version écrite de son exposé. Il est venu avec quelques albums. Pour lui, la BD, à la différence de la littérature ou du cinéma, est un médium naturellement interactif. Cette interactivité se manifeste déjà par le fait d'avoir à choisir entre le texte et les images, d'avoir à choisir entre plusieurs histoires parallèles se déroulant dans les mêmes cases. Il y a aussi une interactivité dans le parcours de case en case qui offre souvent plusieurs choix. Il donne l'exemple des Amis de Saltiel (Les faux-frères)

Les bifurcations multiples

Andras montre sur des exemples comme le parcours d'une BD peut être complexe, comment les auteurs ont su jouer du support pour introduire des mises en abyme, pour inclure le support dans l'histoire (et non pas seulement l'histoire dans le support). Il commente longuement L'Origine de Marc-Antoine Mathieu (Ed. Delcourt), grand prix de la BD à Angoulême et Nogegon de Luc et François Schuitten (Les humanoïdes associés)

Interactivité

Catherine évoque Les quatre saisons (?), dans lesquelles chaque case devient un écran. Medhi commente les tentatives de transpositions sur CD-ROM de BD existantes (Blake et Mortimer, Enki Bilal (Tiens, personne n'a pensé à Opération Teddy Bear...)

La BD dans la BD

Andras présente le Naufrage du "A" de Fred Philemon (Dargaud) qui utilise le procédé de la BD dans la BD et 3615 Alexia de Frédéric Boilet (Les humanoïdes associés).
Il termine en évoquant les BD à contrainte et l'ouvrage édité par L'OUvroir de BAndes dessinnées POtentielles, 100 rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris.
L'exposé de'Andras rappelle à Medhi les nouvelles de Matheson.

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