Ma Nuit chez Laure : Scénario et dialogues
Nous devons tenir un discours technique pour expliquer comment fonctionne LAURE, comment on l'utilise et quelles sont les possibilités du logiciel.
Parallèlement, nous cherchons à charmer les utilisateurs pour les convaincre d'acquérir ce nouvel outil.
Accessoirement, le film doit servir d'introduction à une présentation par un formateur.
Si Laure était une femme, elle pourrait nous raconter sa vie, ses réflexions, ses ambitions pour l'avenir.
Alors Laure est là ... et c'est elle qui nous parle d'elle: tranquillement efficace, légère, et confiante dans l'avenir.
Elle parle avec Raymond, agent EDF, leur dialogue sera toujours technique mais dit sur le ton d'une rencontre entre un homme et une femme dont la passion secrète est ... l'analyse des relevés de perturbographes.
"Ma nuit chez Laure" est l'histoire d'une rencontre, rencontre un soir d'orage, un de ces soirs qui fait "chauffer les perturbographes".
Raymond est agent EDF, un garçon de trente cinq ans avec un "petit côtè" Woody Alen mais technicien sérieux.
Laure est une femme mystérieuse, intouchable, à la voix douce, sophistiquée, elle le charme aussi bien par son attitude et son aisance que par ses connaissances étonnantes dans le domaine des analyses des perturbations.
Ce soir là, Raymond transporte les perturbations enregistrées dans son secteur. Il y a celle s du jour, celle s de la veille du.jour et celle s d'avant ces jours, ce qui représente beaucoup de travail en retard, tant de travail que sa camionnette cale, surchargée par le poids des analyses à faire.
Sous la pluie battante, il se réfugie dans une maison proche et rencontre Laure. Il veut téléphoner à son centre pour qu'on vienne le dépanner mais rapidement, il s'aperçoit qu'il n'est pas tombé chez n'importe qui.
Elle connait "son" travail, elle en parle avec délectation, comme d'une gourmandise. elle sait traiter les informations, faire des statistiques, des rapprochements, elle lui explique comment elle "fonctionne" par l'intermédiaire de tableaux modernes accrochés aux murs de son salon (ces tableaux s'animent quand elle les raconte).
Conquis par le charme de Laure, Raymond tente de multiples manoeuvres d'approche pour la frôler, la toucher ... mais chaque fois, elle évite le contact. Peu à peu, il s'énerve sans le montrer, elle continue ses explications, lorsqu'elle lui a tout dit. il se sent un peu mal à l'aise, comme si l'aisance avec laquelle elle règle les problèmes était une remise en cause de ses capacités à lui.
Il décide de partir.
Il sort de la maison et ... sous la pluie, en quelques secondes, il se rend compte qu'il est idiot, que cette femme est fabuleuse et qu'il laisse passer la chance de sa vie !
Il se retourne et court vers la maison, il sonne frénétiquement, elle ouvre, il se jette sur elle en criant son nom, elle cherche à éviter le contact, paniquée mais rien ne l'arrête, les bras de Raymond se referment sur le corps de Laure qui disparaît soudain.
Il ne reste plus dans les bras serrés de Raymond qu'un jeu de disquettes: LAURE.
A partir de ce jour, chaque matin, lorsqu'il cliquera deux fois sur LAURE AUTO, Raymond aura un regard embrumé, rêveur ...
Personne ne saura jamais la vérité.
[debut 0:00:00]
Logo vidéo de la Direction des Etudes et Recherches.
Musique
[debut 0:00:21]
Il fait nuit. Une péniche. L'orage (éclairs et tonnerre).
Musique d'ambiance.
Titre : Ma nuit chez Laure
[debut 0:00:49]
(la nuit, il pleut, une voiture EDF roule)
Narrateur :
Il y a des problèmes comme les chaussures trop petites. On ne s'y fait pas, et on ne dit rien parce qu'il ne faut pas être malin pour s'être acheté des chaussures trop petites.
Et puis, il y a les problèmes d'auscultation du réseau HTA. On ne s'y fait pas non plus. Mais alors là, on voudrait hurler parce que les enregistreurs de défauts fonctionnent trop bien ... et des jours comme aujourd'hui, ils s'en donnent à coeur joie.
Tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée, j'avais essayé de rattraper mon retard sur l'analyse des défauts. ...
En fin d'analyse, il n'est pas toujours possible de faire des recoupements ... mais on s'obstine. On sait que la solution existe quelque part derrière les listings, les tonnes de listings. ... LA SOLUTION ... C'est comme pour l'or : 1000 tonnes de cailloux, pour 1 gramme d'or.
Musique - Orage - Eclair Tonnerre - Essuies-glaces : il pleut.
Panne moteur de la voiture EDF, éclair sur une maison. Le chauffeur de la voiture sort du véhicule et se précipite vers la maison.
[debut 0:02:21]
(la maison, éclairs, le chauffeur de la voiture court vers la porte de la maison et frappe : toc, toc, toc deux fois, la porte s'ouvre sur une belle jeune femme)
(Lui) - Excusez-moi, je ...
(Elle) -Vous êtes en panne ?
(Lui) - Oui, je transporte des perturbations de réseaux et ...
(Elle) - Et vous n'avez pas eu le temps de les traiter.
(Lui) - Pas le temps, bien sur ...
(Elle) - Entrez, je m'appelle Laure.
(Lui) - Merci
Il entre, la porte se referme.
[debut 0:02:45]
(dans l'entrée de la maison)
(Lui) - Raymond Depardieu, EDF.
(Elle) - Donnez-moi votre imperméable.
(Musique, il retire et lui donne son imperméable)
(Elle) - Vous savez, vous n'êtes pas le premier à caler sous le poids des perturbations.
(Lui) - Oui, oh, je sais. (raclement de gorge) Ca m'arrive à moi ...
(Elle) - Ca arrive presque à tout le monde ... Mais c'est normal, vous passez trop de temps à analiser les défauts, à faire des rapprochements ... des statistiques, à rester toujours RIGOUREUX.
(Maison impeccable, coup d'OEil circulaire cheminée, plateu bien rangé)
(Elle) - Je vous en prie, asseyons-nous.
(Lui) - Restez RIGOUREUX, ... vous êtes dans la partie ?
(Elle) - (sourire) J'adore les perturbations de réseaux HTA, les micro-coupures, les creux de tension, l'imprévisible ... Tous ces symptômes nous disent la vie du réseau, son vieillissement, ses besoins ...
[debut 0:03:37]
(bruit de sucre et de cuillère dans une tasse à café)
(Lui) - Permettez ? (en regardant un téléphone).
(Elle) - Mais je vous en prie. ... (Luie, composant un numéro de téléphone)
Un défaut de forme monophasé ... corrigé par un shunt ... fugitif.
(Lui) - Comment connaissez-vous tout ça ?
(Elle) - C'est ma nature, je suis faite pour ça !
(Lui) - Votre nature ?
(Elle) - Je ne vais pas vous raconter ma vie. ... Je suis née sous Windows, je travaille sur PC AT et puis ... (musique)
(Lui) - Windows !
(Elle) - Vous savez très bien de quoi je parle. J'ausculte les réseaux HTA.
(Lui) - Réseaux HTA ! C'est drôle, moi aussi.
(Elle) - Je sais. Mais, nous ne faisons tout de même pas exactement la même chose.
[debut 0:04:21]
(Elle) - Moi, disons que je suis une sorte de ... de super assistante. ... Je vous débarasse de tout le caractère laborieux de l'analyse et à vous je laisse la réflexion, la raison, le feeling, l'intelligence ...
(Lui) - Feeling, la raison, l'intelligence ... (le doute s'installe)
(Elle) - Je vous abandonne tout ce qui n'a pas pu être mis en règle. Tous ces petits coups de génie qui font la différence.
[debut 0:04:50]
(Elle) - Tenez, regardez.
(Eclair, montage en images de synthèse dans un tableau accroché au mur)
Narrateur :
Alors, elle s'est mise à me raconter une histoire incroyable. elle partait des mêmes éléments que nous. Les relevés des perturbographes étaient stockés dans le disque dur, sans rien changer à notre façon de travailler.
C'était après qu'elle intervenait. Quand on lui demandait, elle les extray aient du disque et les dirigeaient vers un module dans lequel ils étaient prétraités afin d'obtenir les valeurs représentatives des différents régimes électriques composant l'incident.
A partir de là, les valeurs alimentaient un système expert s'appuy ant sur une base de règles pour analyser, classer et synthétiser les défauts.
C'était bizarre.
(Elle) - C'est enfantin, l'affaire d'une poignée de secondes.
[debut 0:05:34]
(Lui) - C'est bizarre
(Elle) - Qu'est-ce qui est bizarre ?
(Lui) - Une collègue, et je ne vous connais pas !
(Elle) - C'est normal, je suis née d'hier.
(Lui) - Moi, pas ! (il s'en va)
Et j'ai l'impression que vous vous fichez de moi.
Vous connaissez le problème des traitements des perturbations : c'est vrai. Mais en dehors de ça, vos histoires de règles et votre poignée de secondes ... j'y passe des heures et dans le domaine de l'analyse des relevés, ce n'est pas demain qu'on réussira à trouver une règle capable de ...
(Elle) - Il ne s'agit pas d'une règle mais d'un ensemble de règles.
(Lui) - Mais, il existe une infinité de perturbations. Vous n'avez pas pu mettre tout ça en règles.
(Elle, reculant) - D'abord, c'est faux et ... il n'en existe pas une infinité et puis ensuite je n'ai jamais dit que je pouvais tout traiter.
(Luie, rayonnant) - Ah ! ... Vous connaissez des échecs.
(Elle) - Parfois, je bute sur un événement non conforme.
[debut 0:06:25]
(Eclair, images de synthèse)
Narrateur :
Elle rencontrait des échecs. Ces fameuses règles ne couvraient pas la totalité des perturbations. Et quand elle avait raté quelque chose, c'était à nous de nous débrouiller pour réussir.
[debut 0:06:40]
(Elle) - C'est un problème de règles. Je ne suis pas parfaite.
(Musique)
(Lui) - Ca arrive aux meilleurs.
(Elle) - Non, je refuse ces insuffisances. D'ailleurs, en mode configuration, on peut compléter mes règles.
(éclairs, images de synthèse)
Tenez :
Vous vous mettez en mode configuration. Et là, non seulement vous avez accès à l'édition de nouvelles règles mais aussi, vous pouvez paramétrer les caractéristiques des postes, des jeux de barres et des départs. Evidemment, je fonctionne avec des valeurs par défaut si vous ne voulez pas m'indiquer de paramètres supplémentaires.
(Lui) - Vous fonctionnez !
(Elle) - Je fonctionne par défaut ou bien avec vos paramètres, c'est vous qui ...
(Lui) - J'avais compris.
[debut 0:07:22]
(Lui) - C'est moi qui ...
(Elle) - Vous n'avez pas passé votre coup de téléphone.
(Lui) - Euh, euh, Non.
(Il s'asseoit et compose un numéro de téléphone)
(Lui) - Vous êtes dans l'informatique ?
(Elle) - Oui, je suis tout ce qu'il y a dedans, oui.
(Lui) - J'en étais sur. Il n'y a que les gens dans l'informatique pour croire qu'on peut régler des problèmes aussi complexes en deux temps trois mouvements.
(Elle) - Mais, c'est vrai.
(Lui) - Bien sur que c'est vrai. Mais je suis sur que vous comptez vous améliorer.
(Elle) - Exactement.
(Lui) - L'an prochain, vous ferez dix fois mieux et dans deux ans, vous travaillerez en temps réel.
(Elle) - C'est possible. Avec votre aide, on peut tout espérer.
(Musique)
[debut 0:07:58]
(Musique)
(Lui) - Pourquoi vous aiderai-je ?
(Elle) - Parce que je vous simplifie la vie. ... J'analyse les relevés, je les classe, je fais des statistiques. J'ai en permanence en mémoire toutes les perturbations sur lesquelles j'ai déjà travaillé. Vous pouvez à n'importe quel moment savoir si une perturbation est unique ou bien si elle s'inscrit dans une progression.
(Lui) - Vous me dîtes tout.
(Elle) - Tout.
(Lui) - Hum, hum.
[debut 0:08:21]
(Lui) - Et moi, je vous donne mes remarques, mes inventions, tous les petits trucs que j'ai réussis à déduire.
(Elle) - Oui. C'est comme pour mes règles et mon évolution.
(Lui) - Hum, hum. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous avez besoin de moi, si tout est si simple.
(Elle) - Mais j'ai besoin de vous parce que je ne peux pas me passer de vous. Sans vous, je n'existe pas. Je ne suis qu'un ...
(Lui) - Un rêve. Un rêve né dans l'esprit fatigué d'un agent EDF débordé par les analyses des perturbations électriques.
(Elle) - Hi. C'est possible.
(Lui) - Je peux vous toucher, pourtant.
(Elle) - Non !
[debut 0:08:55]
(Lui) - Vous n'êtes pas d'un accès facile.
(Elle) - Quoi, mais c'est tout le contraire. Regardez :
Deux clics sur une icône et me voilà disponible.
(éclair, tonnerre)
Je fonctionne en manuel ou en automatique. En automatique, pendant que j'effectue mon traitement, vous, vous êtes libre de travailler les autres applications. A tout moment vous pouvez savoir où j'en suis.
(musique)
(Lui) - Vous êtes toujours disponible. Un rêve étrange et disponible.
(Elle) - Même occupée, je suis disponible.
[debut 0:09:22]
(Lui) - Et moi ?
(Elle) - Quoi, vous ?
(Lui) - Oui, moi. Qu'est ce que je deviens ? Vous classez, vous statistiquez, nous posons les questions, vous donnez les réponses, et moi ?
(Elle) - Vous ... vous pensez ... vous devinez ... vous ressentez ... vous décidez ...
(Lui) - Et j'ai aussi vos échecs, vous me laissez le pire !
(Elle) - Je suis navrée. Mais je vais évoluer. Tous les jours, vous pourrez me compléter, m'affiner. Je ne serai jamais parfaite, mais nous devons essayer. N'oubliez pas que je suis paramétrable.
(Lui) - Je n'oublie rien.
[debut 0:09:56]
(Lui) - Je crois que je commence à comprendre qui vous êtes.
(Elle) - Merveilleux.
(Lui) - Merveilleux n'est pas le terme. Vous parlez comme une machine.
(Elle) - N'exagérons rien. Une machine est plus rustique. Moi, je vous apporte quelquechose; moi, je peux vraiment vous aider.
(Lui) - Vous voulez m'aider, moi ! Pourquoi pas les autres ?
(Elle) - Mais je suis disponible pour tous les agents EDF qui s'occupent de perturbations HTA.
(Lui) - Tous ?
(Elle) - Tous.
(Lui) - ... (doucement) Tous.
(Elle) - Raymond, il faut comprendre, plus j'aurai de règles, plus je serai forte.
(Lui) - Comprendre que vous êtes destinée à tout le monde, à n'importe qui.
(Elle) - A des collègues, à des gens comme vous.
(Lui) - Des gens comme moi. Mais j'existe, moi ! ... Je peux vous apporter des règles nouvelles , des idées personnelles .
(Elle) - Mais, justement je compte sur le génie de chacun.
(Lui) - Chacun ... Tout le monde ... N'importe qui !
(musique) ...
Je crois que nous ne parlons pas le même langage...
C'est bizarre, pendant un moment, je me suis senti très proche de vous. Mais, il vaut mieux que je m'en aille. Au revoir, Laure.
(Elle) - Mais, votre voiture est en panne.
(Lui) - C'est un problème électrique, je me débrouillerai.
(Elle) - Mais, je peux vous aider, moi.
(Lui) - (en criant) J'ai besoin de rien ... ni de personne !
[debut 0:11:18]
(Il pleut, éclairs, musique; Il va vers sa voiture, hésite puis revient en courant vers la maison)
(Elle) - Raymond
(Lui) - Laure, j'ai besoin de vous.
(Elle) - Oui,je sais, mais n'attendez pas tout de moi.
(Lui) - Vous n'êtes pas parfaite mais ... mais je vous aiderai ... Nous étudierons les perturbations. Nous ferons des statistiques. Nous découvrirons des règles nouvelles ... Et un jour, nous contrôlerons le réseau en temps réel.
(Elle) - Ce sera merveilleux, Raymond.
(Lui) - Et puis nous aurons des enfants, des tas d'enfants.
(Elle) - Ah non.
(Lui) - Oh si, c'est possible.
(Elle) - Je ne suis pas celle que vous croyez.
(Lui) - Laure j'ai besoin de vous.
(Elle) - Non !
[debut 0:12:25]
Laure est un logiciel développé par la Direction des Etudes et Recherches. Ca vaut le coup d'essayer... Il existe en disquettes, ... mais uniquement en disquettes.
[debut 0:12:40]
Une voix répond au téléphone, un collègue de Raymond, il lui donne l'adresse en expliquant la cause de sa panne.
Laure le regarde, muette mais légèrement souriante, presque attendrie.
Il raccroche assez brutalement et s'adresse à Laure d'un ton sec, visiblement énervé par le regard amusé, apitoyé, de la jeune femme.
Il déclare, péremptoire, que les perturbations de réseau ne sont pas de la musique de chambre, pas question de les réduire à des règles banales.
Laure reste douce et calme, elle sait tout cela et ne prétend pas être une magicienne.
Raymond l'agresse verbalement, il cherche la faille, lui donne cent arguments pour prouver qu'elle ne peut réduire le problème et chaque fois, elle répond, explique calmement, simplement ...
Après avoir épuisé tout son stock d'argument, Raymond en désespoir de cause, la salue et sort de la maison de la manière la plus impolie qui soit.
Il avance dans le jardin, sous la pluie, d'un pas rapide d'abord, puis hésitant ... il s'arrête ...
Les grosses gouttes lui tombent sur le crâne, l'eau ruisselle sur son visage ... et dans son regard, on lit le combat qui se livre dans sa tête.
Soudain, il se retoume et court vers la maison, il sonne frénétiquement ...
Elle ouvre ...
Elle est à deux mètres de Luie, souple et souriante, dans l'ambiance chaleureuse de la maison, légèrement à contre jour ...
Il est dehors, trempé, les sourcils froncés, la bouche entrouverte, incapable de parler ...
Après quelques courts instants de ce face à face, il réussit à murmurer: "Laure ... je ... je suis désolé ..."
... et il se jette en avant !
Elle fait un écart, tente d'éviter le contact, mais il est trop impétueux, il va la toucher ...
... lorsqu'elle disparaît !
Il referme ses mains sur ce qui aurait pu être une taille fine mais ne trouve que le jeu de disquettes du logiciel.
Il les regarde, puis lève la tête vers nous, gros plan caméra, à la fois amer et heureux.
On raccorde sur le menu d'accueil du logiciel.
Puis à nouveau gros plan de Raymond mais à son bureau cette fois et ... DE-TEN-DU ... HEU-REUX.
Il déplace la souris et clique sur LAURE AUTO.
Une nouvelle journée commence à l'agence.