L'évolution technologique
jusqu'à la synthèse de Von NEUMANN
Les avatars de la machine de Babbage
La machine analytique de Babbage ayant connu la destinée que nous avons vue, il y eut diverses autres tentatives ou projets de quelques pionniers et en particulier celle de Percy LUDGATE (1883-1922). Cet inventeur irlandais, indépendamment de BABBAGE dont il ne connut les travaux que plusieurs années après le début de son étude, conçut pendant ses moments de loisirs une machine analytique universelle dont il rédigea une description complète en 1909. Cette machine comportait des solutions techniques très originales et pour certaines fort en avance sur leur époque :
En outre, cette machine était mécaniquement simple, compacte et entraînée par un moteur électrique. Hélas Percy LUDGATE ne se préoccupa pas vraiment de la construire, ce qui est fort dommage pour l'histoire de l'informatique...
Les machines logiques à raisonner
On connait l'importance dans l'histoire des mathématiques de l'école des grands
logiciens anglais du XIXème siècle (Auguste de MORGAN, George BOOLE, John VENN,
Lewis CARROLL) qui fondèrent l'algèbre logique.
Un économiste, mathématicien et logicien anglais, William Stanley JEVONS (1835-
1882) eut l'idée de construire une machine logique qui réalisait les opérations
de l'algèbre logique binaire inventée par George BOOLE. Sa machine, appelée piano
logique fut construite en 1869. Elle était uniquement destinée à l'apprentissage
de l'algèbre de Boole. Les expressions logiques étaient introduites par un
clavier et le résultat (vrai ou faux) était affiché.
Une autre machine logique fut construite en 1911 par un des plus féconds
inventeurs de l'histoire : Leonardo TORRES Y QUEVEDO (1852-1936). Ingénieur des
Ponts et Chaus-sées, logicien, automaticien, TORRES Y QUEVEDO fut l'auteur
d'innombrables inventions et réalisations (ponts suspendus, téléfériques,
funiculaires, calculateurs analogiques, télécomandes par voie hertzienne, ballons
dirigeables, etc.) Il réalisa à partir de 1911 des jeux d'échecs
électromécaniques qui gagnaient des fins de partie ultra-simples (une tour et un
roi) face à un joueur humain.
Mais surtout TORRES Y QUEVEDO est l'auteur d'un ouvrage fondamental : le premier
traité moderne sur l'automatisme (Essai sur l'automatisme, 1915). Il y décrit les
fonctions les plus générales de tout automate : les organes sensoriels, les
organes d'action, l'énergie d'entretien, la capacité de raisonnement. En outre,
il se livre à une analyse de la machine de BABBAGE dont il montre l'intérêt et
appelle à des technologies qui en permettraient la réalisation. Il semble
aujourd'hui que ce texte, plus largement connu qu'on ne l'a longtemps pensé, ait
joué un rôle décisif dans nombre de réalisations de notre siècle.
En 1937, Claude SHANNON, jeune et brillant spécialiste des transmissions et des
systèmes de commutation travaillant au M.I.T. fit une remarque fondamentale. Il
montra que les règles de l'algèbre logique à 2 états élaborée en 1847 par George
BOOLE et qui étaient applicables à tout raisonnement logique étaient entièrement
réalisables à l'aide de circuits à relais électriques. Cette célèbre publication
(A Symbolic analysis of relays and switching circuits) fut republiée en 1938 dans
les célèbres Transactions of IEE et donc très largement diffusée.
Ce jeune scientifique travaillait sous la direction de Vannevar BUSCH et Norbert
WIENER. Il fit plus tard à la Bell Telephone d'autres travaux fondamentaux sur la
théorie de l'information et des transmissions.
En fait, en 1886, deux logiciens et ingénieurs anglais (Charles PEIRCE et Allan
MARQUAND) avaient fait la même remarque mais leurs travaux restèrent ignorés...
Sans parler de Paul EHRENFEST, physicien autrichien ami d'Albert EINSTEIN en
1910. Le relais électrique, d'usage courant en télégraphie, avait été inventé par
Joseph HENRY en 1831.
Une conséquence fondamentale de cette découverte, c'est la possibilité de réaliser concrètement une machine exécutant toute opération logique et donc, pensait-on alors, toute opération intelligente. Si maintenant nous en connaissons les limites, il est essentiel de connaitre les fonctions élémentaires que toute technologie (mécanique, relais électriques, circuits électroniques à transistors ou à tubes, systèmes à fluides, optique, etc..) doit réaliser pour pouvoir construire tout automate logique, donc entre autres un ordinateur. À savoir :
L'irruption et les développements de la mécanographie. La carte perforée.
Indépendamment du calcul, le XIXème siècle connut un important développement des
moyens mécaniques de traitement et de transmission des informations. Bien sûr
tout ce qui était conçu était prolongement direct de l'action humaine. Qu'il
s'agisse de la machine à écrire ou du télégraphe.
La machine à écrire connut une longue histoire depuis les premières idées de
Henry MILL en 1714, et les réalisations de von KNAUS (1753), PINGERTON (1780),
etc. De 1830 à 1866, des dizaines de modèles furent créés. Et en 1866,
Christopher SHOLES, Carlos GLIDDEN et Samuel SOULÉ réalisérent aux USA la
première machine à écrire moderne. La technologie des machines à écrire jouera un
rôle important dans les progrès des calculatrices (mécanique de précision,
commandes par touches, impression).
Le télégraphe conduisit pour la première fois à utiliser l'électricité comme
support d'information, et le code créé par Samuel MORSE en 1837 fut le premier
code télégraphique, ancêtre du code Baudot, puis de l'ASCII.
Et là se situe une invention fondamentale: celle de la mécanographie automatique
à carte perforée.
Se posaient de plus en plus au cours du XIXème siècle des problèmes de
traitements de très grandes masses d'informations diverses avec des calculs très
réduits voire nuls (tris, classements, recherches, totalisations). En particulier
lors des opérations de recensement.
Confrontés à des transformations profondes de population dus à des immigrations
massives, les États Unis mirent en place dès 1790 une politique de recensements
systématiques réguliers. Cette tâche devenait de plus en plus énorme. En 1880, le
dépouillement du recensement dura 7 ans pour 50 millions d'habitants. Un jeune
ingénieur, Herman HOLLERITH travaillant en 1879 comme vacataire au bureau de
recensement pensa qu'une solution automatique devait pouvoir être trouvée. Plus
tard, ayant ouvert une agence d'ingénierie, il s'attaqua au problème. Et en 1884,
il réalisa les prototypes et prit des brevets sur ce qui était le départ d'une
révolution dans le traitement des informations : la carte perforée comme support
universel d'information et les équipements permettant de les lire, de les
manipuler, de les trier.
Il s'agit d'un simple rectangle de carton où on fait des trous, qui peut être lu
par une machine, classé, trié. HOLLERITH réalisa une poinçonneuse à main, une
machine à lire et totaliser et une machine à trier. Évidemment le tout était
piloté à la main. Mais toutefois le succés fut immense : le recensement de 1890 (
62.622.250 personnes ) fut dépouillé en 6 mois.
Herman HOLLERITH fonda une société qui porta son nom, et toute une industrie se
répandit dans le monde (Canada, USA, Russie, Autriche, France) avec l'émergence
de firmes concurrentes :
En 1909 James POWERS (Grande Bretagne) inventa la tabulatrice qui imprimait le
contenu des cartes. Sur les machines Hollerith, on devait lire les compteurs, les
recopier à la main et les remettre à zéro. POWERS fonda une société qui devint
SAMAS et existe toujours après divers avatars sous le nom d'ICL.
En 1919 Fredric Rosen BULL (norvégien) inventa la tabulatrice imprimante
parallèle, la trieuse mécanique automatique et incorpora pour la première fois
dans une machine mécanographique à cartes des fonctions élémentaires de calcul.
Ses travaux furent développés en France par la firme qui porta (et porte
toujours) son nom.
Nous verrons que l'industrie de la mécanographie joua un rôle essentiel dans la
construction de la grande industrie informatique. Signalons simplement que la
société HOLLERITH changea de nom pour devenir IBM.
Les grandes réalisations des années 40
Tant les développements techniques (relais et tubes électroniques) que les
résultats de SHANNON et des besoins de très gros calculs conduisirent à la fin
des années 30 à de multiples initiatives pour réaliser de grands calculateurs
universels.
Nous mentionnerons les plus célèbres.
Le MARK 1, conçu en 1937 par Howard AIKEN, mathématicien à l'Université de
Harvard fut un monstre légendaire. C'était une gigantesque machine de Babbage
électro-mécanique à relais. Elle pesait 5 tonnes, mesurait 16 mètres de long, 2 m
60 de haut, était entraînée par un moteur de 5 chevaux, était constituée pour
l'essentiel de relais décimaux. Elle était alimentée par cartes ou ruban
perforés. Le projet séduisit le PDG d'IBM (Thomas WATSON) qui le finança puis à
la suite d'une rupture en fit construire une version sous le nom de ASCC
(Automatic Sequence Controlled Calculator). Le MARK 1, inauguré en 1944, était
dépassé dès sa naissance, mais le caractère spectaculaire de cette machine fit
très forte impression dans le monde entier.
La réalisation de l'ENIAC (Electronic Numerical Integrator, Analyser and
Computer) fut entreprise en secret en 1943 par Presper ECKERT et John MAUCHLY à
l'Université de Pennsylvanie avec la collaboration de John ATANASOFF, inventeur
de nombreux circuits de calcul à tubes électroniques. Il avait réalisé en 1939 à
l'Université d'Iowa le premier additionneur à tubes électroniques. L'ENIAC était
aussi un monstre : 17.468 tubes électroniques et 1600 relais, 30 tonnes, 150
kWatt, plus deux puissants moteurs. Occupant 160 m2 au sol. Cette machine fut
inaugurée le 15 février 1946.
Mais en 1944 avait eu lieu une rencontre historique : celle du responsable de
l'ENIAC et du célèbre mathématicien John von NEUMANN (1903-1957). Invité à
travailler sur l'ENIAC, von NEUMANN en fit, à partir de sa vaste culture
scientifique une critique structurelle décisive. L'ENIAC, comme le MARK 1 était
une machine de Babbage à programme externe. Von NEUMANN montra qu'en enregistrant
le programme dans la mémoire en même temps que les données, on avait un automate
qui avait les propriétés de la machine de Turing, et donc une machine
algorithmique universelle.
Et alors que l'ENIAC était encore en chantier, la conception d'une machine
totalement nouvelle appelée EDVAC (Electronic Discrete Variable Automatic
Computer) fut entreprise sous la direction de von NEUMANN par l'équipe de l'ENIAC
et fit l'objet d'une célèbre publication du 30 juin 1945. Il s'agit de la
première description d'un ordinateur, qu'on appelle aussi machine de von Neumann.
Comme on pensait toujours que toute opération intelligente pouvait faire l'objet
d'un algorithme, on pensait avoir là la machine intelligente universelle et on
appela alors partout les ordinateurs << cerveaux électroniques >>.
Aux USA, eut lieu une extraordinaire et complexe bataille de brevets avec
d'énormes enjeux industriels compliquée par le fait que, scientifique, von
NEUMANN avait mis ses idées dans le domaine public alors qu'ECKERT et MAUCHLY
voulaient en faire une exploitation commerciale. Ceci fit perdre beaucoup de
temps aux USA. Les premières réalisations industrielles n'en furent faites qu'en
1951 (UNIVAC 1 et IBM 701) malgré la tentative maladroite d'IBM avec le SSEC
(Selective Sequence Electronic Computer) en 1948.
Le premier ordinateur construit.
Et le premier ordinateur construit le fut en Grande Bretagne en 1947 selon les
idées de John Von NEUMANN par Maurice WILKES. Connaissant parfaitement les
grandes réalisations américaines et conscient de la justesse des idées de Von
NEUMANN, WILKES obtint les moyens de construire à l'Université de Cambridge sous
le nom d'EDSAC (Electronic Delay Storage Automatic Computer) le premier
calculateur universel à programme enregistré, donc le premier ordinateur qui
entra en service en 1949.
En fait dès 1946, Max NEWMAN aidé d'Alan TURING avait entrepris à l'Université de
Manchester la construction du premier ordinateur, mais il ne fonctionna qu'après
l'EDSAC.
Bletchley Park et Alan TURING
Il fallut attendre 1975 pour que, couverts jusque là par le secret militaire,
fussent connus les importants travaux réalisés durant la guerre en Grande
Bretagne. L'un des services les plus importants attendus du calcul automatique
était le décryptage rapide des messages chiffrés envoyés par les ennemis en temps
de guerre. L'Allemagne se trouva disposer dès 1934 d'une machine mécanique à
chiffrer conçue au départ (en 1919) par un hollandais pour assurer le secret des
transactions commerciales. Cette machine très ingénieuse nommée ENIGMA, unique au
monde, fut bien évidemment largement utilisée par l'armée allemande. L'Allemagne
l'avait retirée du marché commercial mais de rares exemplaires avaient pu être
achetés en Pologne et aux USA, ce qui s'avéra précieux par la suite.
Les principes de l'ENIGMA, connus en France permirent les premiers travaux visant
à en décrypter les codes. La Pologne disposant, elle, d'une machine ENIGMA
d'origine réalisa des prototypes d'une version militaire dénommée BOMBA. Lors de
l'invasion de 1939, ils furent transmis à la France et à l'Angleterre. Et
finalement tout se retrouva à Londres...
Et on alla chercher sur son campus le célèbre mathématicien Alan TURING qu'on
installa dans un domaine ultra-secret, Bletchley Park, afin de travailler sur les
problèmes stratégiques du Chiffre. Sa première mission fut évidemment de casser
le code de l'ENIGMA. Il en réalisa d'abord une version ultra-perfectionnée
opérationnelle en 1940.
Puis, en collaboration avec Maxwell NEWMAN, Turing construisit une série de
machines permettant le décryptage automatique des milliers de messages chiffrés
par les ENIGMAs en service dans les armées allemandes et qui parvenaient chaque
jour à Bletchley Park.
La première série, celle des Robinson, démarra en 1942. Les Robinson faisaient
usage de tubes électroniques et étaient pilotées par des rubans de papier. Il
s'agissait de machines à calculer spécialisées sans mémoire interne mais à très
hautes performances.
La critique des faiblesses des Robinson conduisit à la conception d'une nouvelle
série de machines appelées COLOSSUS. Toute la conception fut revue à partir de
l'expérience des Robinson. Le COLOSSUS I entra en service en décembre 1943. Il
comportait 1500 tubes électroniques, l'entrée des données se faisait avec un
lecteur de ruban perforé de papier à 5000 caractères par seconde (50 km/h). On
verra que la Grande Bretagne aura longtemps une grande suprêmatie dans la
technologie du ruban perforé.
Le succés du COLOSSUS I conduisit à la conception et à la construction du
COLOSSUS II qui entra en service en juin 1944. Il comportait 2500 tubes,
plusieurs lecteurs rapides en entrée, etc. Plusieurs dizaines en furent
construits. Ces machines étaient à la fois plus ingénieuses et plus puissantes
que le MARK I. Elles travaillaient en numération binaire, se programmaient par
tableau de connexions pour des fonctions fréquemment utilisées, disposaient de
plusieurs registres de calcul et même d'une instruction de branchement
conditionnel selon l'idée qu'avait eue Ada Lovelace un siècle avant.
Il est incontestable que les discrètes réalisations de Bletchley Park étaient
fort en avance sur les spectaculaires grandes machines américaines. On verra que
certaines des idées et solutions techniques des COLOSSUS se retrouveront
ultérieurement dans l'industrie informatique britannique.
Quant-à Alan TURING, qui était passé directement du College au campus de
Cambridge, puis de celui-ci au domaine fermé de Bletchley Park, il fut enfin
lâché dans la vie civile quelques années après la guerre. Poursuivi pour
homosexualité par la justice britannique, il préféra se suicider le 7 juin 1954
en mangeant une pomme qu'il avait préalablement piquée au cyanure, pour éviter le
sort d'Oscar Wilde.
L'aventure isolée de Konrad ZUSE
En 1936 un jeune ingénieur en aéronautique allemand, Konrad ZUSE (1910-1995),
entreprit dans l'appartement de ses parents à Berlin la construction d'un
calculateur universel automatique à programme externe réalisé en technologie à
relais électromécaniques. Une autre particularité de cette machine était l'emploi
de la numération binaire dont Zuse avait vu l'intérêt technique. Konrad ZUSE
connaissait les travaux de Torres y Quevedo et de Schannon mais pas ceux d'Alan
Turing.
Aux prises avec l'incompréhension et les aléas de la guerre, Konrad ZUSE
construisit de manière quasi-artisanale entre 1937 et 1944 une série de machines
électromécaniques incontestablement en avance sur toutes les autres réalisations
mondiales. La plupart furent détruites lors des bombardements de la guerre. La
dernière en date (V4), déménagée lors de la retraite des armées allemandes; se
retrouva dans une ferme de Bavière.
Les occupants américains, qui récupéraient le potentiel scientifique et technique
de l'Allemagne (en particulier dans le domaine des fusées), ne furent pas
intéressés. Mais un scientifique suisse, Edouard STIEFEL, qui connaissait bien
les grands travaux américains, prit contact avec ZUSE et récupéra cette
réalisation pour l'École Polytechnique de Zürich (ETH) où elle entra en
exploitation le 11 Juillet 1950 sous le nom de Z4. .
Konrad ZUSE n'a ni inventé ni pressenti l'ordinateur. Mais ses réalisations, à
mettre en parallèle avec le MARK1 sont antérieures et techniquement beaucoup plus
élégantes. Il a été le premier constructeur d'une machine de Babbage à relais,
binaire et travaillant de plus sur des nombres en virgule flottante (comme le
préconisait Torres y Quevedo). Par ailleurs, il a défini sous le nom de
Plankalkul une première forme de langage de programmation indépendant de la
machine d'exécution.
En France...
En 1936 Louis Couffignal, brillant spécialiste du calcul mécanique, avait proposé de faire construire à l'Université une machine à relais commandée par un ruban perforé. Les démarches visant à faire aboutir son projet furent interrompues par la guerre. Après la guerre il entreprit dans des conditions difficiles la construction d'un calculateur à tubes. Sa première réalisation, entrée en service en 1950 n'était qu'un simple calculateur rapide mais sans mémoire et à programmation externe par bande.
Bibliographie
BRETON Philippe - Histoire de l'Informatique - Paris, La Découverte, 1987.
CARROLL Lewis (dessins de Max ERNST) - Logique sans peine - Paris,
Hermann, 1966.
FONT Jean-Marc, QUINIOU Jean-Claude, VERROUST Gérard - Les Cerveaux non-
humains / Introduction à l'Informatique - Paris, Denoël, 1970.
HODGES Andrew - Alan Turing ou l'énigme de l'intelligence - Paris, Payot,
1988
IFRAH Georges - Histoire Universelle des Chiffres - Paris, Laffont
(Bouquins), 1994.
LIGONNIÈRE Robert - Préhistoire et histoire des ordinateurs - Paris,
Laffont, 1987
MOREAU René - Ainsi naquit l'informatique - Paris, Dunod, 1981
RAMUNNI Girolamo - Louis Couffignal, un pionnier de l'informatique en
France in Actes du colloque sur l'Histoire de l'Informatique en France -
Grenoble, INPG, 1988